Daniel Fortin

Military Liaison Officer, ONU

Daniel2.jpgDaniel est actuellement Military Liaison Officer au sein de la mission de l’ONU au Soudan du Sud (MINUSS). Auparavant il a également travaillé pour la Kosovo Force au sein d’une équipe de liaison et de surveillance.
Entre 2006 et 2011 il a effectué un Baccalauréat ès lettres en philosophie, histoire et sciences des religions et histoire de l’art, puis une maîtrise ès lettres en histoire et sciences des religions (mémoire en sociologie des religions) et philosophie.

Après ses études Daniel a fait son service militaire et s’est ensuite intéressé à la possibilité de vivre et de travailler à l’étranger et d’être engagé au sein d’une organisation internationale, tout en élargissant son expérience militaire. Il a demandé à partir dans une mission en Afrique pour les défis que cela représentait, et pour découvrir autrement qu’en touriste cette partie du monde qui lui était encore inconnue. Le poste qu’il occupe actuellement requiert d’être officier dans l’armée suisse. En sus de la formation d’officier,  il a dû suivre les cours préparant à la mission au Kosovo et à celle au Soudan du Sud. Cette dernière formation est la même pour tous ceux qui désirent obtenir une position au sein de l’une des missions de l’ONU auxquelles la Suisse participe.

Selon lui il n’y a pas de lien direct, mais un lien indirect, entre son travail et les disciplines qu’il a étudiées à l’université. Il relève qu’il est pour lui intéressant de travailler maintenant dans un pays où la deuxième ethnie majoritaire est celle des Nuers, étudiée par Evans-Pritchard dans plusieurs de ses ouvrages, et sur lesquels Daniel a dû effectuer un travail de séminaire durant ses études. Aussi, certaines compétences acquises durant sa formation se trouvent être utiles, en particulier celles provenant des enseignements portant sur l’enquête de terrain. Par exemple : ouverture sur la diversité culturelle, rester vigilant face à la surinterprétation des informations/données, de même qu’éviter le travers consistant à faire sens d’une situation complexe au moyen d’un seul facteur considéré a priori comme prédominant (religion, appartenance ethnique).

Selon Daniel, pour un peu d’engagement supplémentaire, être officier dans l’armée suisse ouvre de nombreuses portes et peut offrir des débouchées intéressantes aux diplômés d’études non-professionnalisantes que sont celles des sciences humaines et sociales.

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